Volet 2 – Répartition géographique et selon la discipline
de rattachement de l’école doctorale
Objectif
A partir de la base des 705 thèses identifiées précédemment (cf. volet 1), nous avons analysé leur distribution géographique et leur répartition selon la discipline de rattachement de l’école doctorale.
Méthode
A partir des informations indiquées dans le champ »établissements de soutenance’, nous avons regroupé manuellement les établissements de soutenance par ville ou métropole.
A partir des informations indiquées dans le champ ‘discipline’, nous avons reclassé manuellement les 254 disciplines renseignées par proximité disciplinaire en 14 groupes.
Résultats
Répartition géographique
Les thèses se répartissent dans 39 pôles universitaires, dont 5 dans des départements et régions d’Outre-Mer (Fig. 1).
Neuf pôles universitaires ont accueilli chacune plus de 20 thèses entre 1985 et 2025 : Paris (n=152, soit 21%), Montpellier (n=88, 12%), Toulouse (n=75, 10%), Rennes (n=54, 7.5%), Grenoble (n=48, 6.5%), Lyon (n=35, 5%), Aix-Marseille (n=31, 4.5%), Dijon-Besançon (n=24, 3.5%) et Bordeaux (n=20, 3%).
Viennent ensuite 7 pôles qui affichent chacun entre 10 et 16 thèses : Avignon (16), Nancy (13), Brest (12), La Réunion (12), Tours (12), Angers (10) et Lille (10).
Restent 94 thèses répartis dans 22 universités qui ont hébergé chacune moins de 10 thèses.
Répartition par discipline de rattachement des écoles doctorales
Les thèses ont été soutenues dans 95 établissements et se répartissent dans 129 écoles doctorales.
Les disciplines de rattachement des écoles doctorales sont variées (Fig. 2) : les plus représentées (67%) sont logiquement la biologie et l’écologie avec 476 thèses (les deux disciplines sont difficiles à distinguer car les intitulés des ED sont très souvent mixtes), suivies de la géographie (84), des géosciences (29), et des sciences humaines et sociales liées à l’environnement, les territoires et les sociétés (29).
Vient ensuite un groupe de disciplines comprenant la biométrie, les (bio)statistiques, la modélisation, l’informatique et les mathématiques (28), puis l’agronomie (18), un groupe lié à l’aménagement, l’urbanisme, l’architecture et le paysagisme (16), et enfin la géomatique et la télédétection (7).
Nous avons noté enfin des thèses effectuées dans des disciplines assez inattendues : archéologie/histoire (5), économie (5), droit (4), mécanique (3), philosophie (1) et psychologie (1). Un examen de ces thèses confirme qu’elles peuvent être comptées dans les thèses en écologie du paysage ou en écologie spatiale.

Figure 1. Carte de répartition des 684 thèses effectuées en France métropolitaine sur la période 1985-2025. Ne sont pas représentées ici les 22 thèses conduites dans les départements et régions d’Outre-Mer : La Réunion (n=12), la Nouvelle-Calédonie (n=5), la Guadeloupe (n=2), Tahiti (n=2) et la Guyane (n=1).

Figure 2. Répartition des 705 thèses selon les disciplines de rattachement de l’école doctorale d’inscription. Les 254 disciplines renseignées ont été regroupées en 14 catégories. Pour ce graphe, la catégorie « Autres » regroupe six disciplines avec des effectifs inférieurs ou égaux à 5 (cf. texte).
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